Métacognition : définition simple et 3 exercices
Métacognition : la compétence que personne ne vous a apprise
La métacognition, c’est la capacité à observer ce que vous pensez au lieu d’être emportée par vos pensées. Définition simple, exemples, et trois exercices concrets pour prendre du recul sur les pensées envahissantes.
Il y a quelque chose que personne ne vous a vraiment enseigné.
Pas parce que c'était secret. Parce qu'on a longtemps cru que ce n'était pas nécessaire.
On vous a appris à penser. Pas à observer ce que vous pensez.
Qu’est-ce que la métacognition ? Une définition simple
Cette distinction a un nom : la métacognition. C'est la capacité à prendre du recul sur vos propres pensées.
À les regarder comme si vous étiez légèrement à côté d'elles, sans en être emportée.
Ce n'est pas de l'analyse. Ce n'est pas de la méditation au sens habituel du terme. C'est quelque chose de beaucoup plus vivant. Et de beaucoup plus accessible.
C'est la différence entre :
"Je suis nulle."
Et :
"Je remarque que j'ai la pensée que je suis nulle."
Cette virgule entre les deux, c'est un véritable espace. Et dans cet espace, vous reprenez le gouvernail.
Le fonctionnement de votre cerveau
Ce que j’observe : votre cerveau ne distingue pas naturellement entre ce qu'il pense et ce qui est vrai.
Il fonctionne par automatismes, par schémas répétés, par réflexes forgés très tôt, souvent dans des contextes où vous n'aviez pas d'autre choix que de vous adapter.
Et plus vous êtes fatiguée, traversée par une période de changement, surchargée... plus ces automatismes prennent de la place.
Vous ne répondez plus à la situation. Vous répondez à l'histoire que votre cerveau raconte sur la situation.
Ce n'est pas un défaut de caractère. C'est de la neurobiologie. Et c'est quelque chose que vous pouvez apprendre à observer.
La Méthode Innessence et l'observation
C'est précisément à cet endroit que la Méthode Innessence® intervient : pas pour corriger vos pensées, mais pour créer les conditions, dans le corps, dans le système nerveux, où l'observation devient possible.
Parce qu'on ne peut pas observer depuis un état de survie. La métacognition demande un minimum de sécurité intérieure. Et c'est ce que le travail sur le corps rend possible.
Métacognition : trois exercices concrets pour commencer
Le nommage de la pensée
Quand une pensée envahissante arrive : une inquiétude, une autocritique, un "je n'y arriverai pas", faites une seule chose. Nommez-la.
"Je remarque que j'ai la pensée que cette situation est trop difficile pour moi."
Pas pour la supprimer. Juste pour créer de l'espace entre vous et elle.
C’est le premier exercice de métacognition : observer ses pensées, sans les juger.
Vous n'effacez pas la pensée. Vous cessez d'en être prisonnière.
La question du soir
Avant de dormir, posez-vous cette question :
"Quelle pensée a eu le plus de pouvoir sur moi aujourd'hui ?"
Pas pour vous juger. Juste pour voir.
C'est une loi simple du fonctionnement de l'attention : on ne peut pas pleinement observer quelque chose et en être entièrement submergée en même temps.
Ce que vous éclairez perd de son emprise.
La respiration de recul
Avant de répondre à un message difficile. Avant une conversation tendue. Avant de vous lancer dans quelque chose par réflexe. Trois respirations lentes par le nez.
Ce n'est pas symbolique.
Une respiration lente et ample ralentit le rythme cardiaque et apaise le système nerveux. C’est depuis cet état plus calme que la prise de recul redevient possible.
Vous créez les conditions physiologiques de la pensée consciente. Notre façon de respirer, c'est notre façon de penser.
Trois gestes. Deux minutes, cinq minutes, trois respirations. C'est suffisant pour commencer à changer ce qui se passe à l'intérieur.
Et ce qui change à l'intérieur finit toujours par changer ce qui se passe à l'extérieur.
Est-ce qu'il y a une pensée qui revient souvent chez vous ? Une qui vous semble une évidence et que vous n'avez jamais vraiment questionnée ?
Pensées envahissantes et fonctionnement neuroatypique
Chez certaines femmes que j’accompagne, des pensées qui tournent sans arrêt, une autocritique très rapide ou la difficulté à décrocher d’une idée pourraient tenir à un fonctionnement neuroatypique, TDAH, TSA ou haut potentiel HPI, longtemps compensé sans le savoir. Avec la périménopause, quand les hormones fluctuent et que la fatigue s’installe, ces automatismes pourraient prendre plus de place encore.
Ce n’est pas une conclusion, c’est une question à se poser. Le diagnostic relève du médecin. Mon travail, c’est le quotidien : comprendre son fonctionnement, apaiser le système nerveux, retrouver de l’espace. C’est l’objet de l’exploration des fonctionnements neuroatypiques de l’adulte.
Prenez soin de vous,
Amélie
Cet article ne remplace pas un avis médical.
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