Je n'arrive pas à me poser : le rythme est un symptôme

Vous n’arrivez pas à vous poser, même quand vous ralentissez ? Et si le rythme n’était pas la cause de votre fatigue, mais son symptôme : celui d’un système nerveux qui fonctionne depuis longtemps contre lui-même.

« Le rythme n’est pas la cause. Il est le symptôme. » Je l'ai dite à Marine presque en passant. Elle l'a gardée, et on a construit toute la conversation autour.

C'est ce que je vois le plus souvent au cabinet, et c'est ce qu'on regarde le moins.

Ralentir ne suffit pas toujours

On ralentit. On se réorganise. On part en vacances. Et six mois plus tard, c'est exactement pareil : toujours fatiguée, mentalement surtout.

Parce que ce qui use, ce n'est pas la vitesse. C'est de fonctionner contre son propre fonctionnement, et de le faire pendant vingt ans sans le savoir.

Je n’arrive pas à me poser : ce que montrent les vacances

Vous le voyez très bien en vacances, d'ailleurs.

Vous êtes à mille à l'heure, vous vous posez enfin sur un transat, et au bout de cinq minutes vous êtes debout. Vous prenez votre téléphone. Vous commencez un livre, vous l'arrêtez. Vous allez chercher à boire. Vous revenez. Et vous vous dites que vous n'y arrivez pas.

Ce n’est pas un manque de volonté. C’est un système nerveux qui ne peut pas passer de mille à zéro d’un coup.

C’est de l’eau bouillante sur une plaque de verre glacée. Ça ne détend rien. Ça casse.

Dette d’adaptation, périménopause et système nerveux

Dans cette conversation, je parle de tout ce qui se trouve derrière ce moment-là. De ce que j’appelle la dette d’adaptation. De la périménopause, qui vient retirer la compensation hormonale exactement à l’âge où la vie demande le plus. De l’hypersensibilité, et de ce qu’elle recouvre parfois. Et du système nerveux, qui décide de tout le reste.

Je raconte aussi ce que la périménopause a mis à jour chez moi, et que je n’avais jamais vu.

Les Voix Magnétiques est une série de conversations conçue pour les accompagnants et les entrepreneurs, menée par Marine Tour-De Wildeman. La mienne ne parle pas de business. Elle parle de ce que le corps fait quand on cesse de l’écouter, et de ce qui redevient possible quand on recommence.

Et si cette fatigue racontait autre chose ?

Chez certaines femmes que j’accompagne, ce besoin de bouger, de faire, de remplir chaque minute pourrait avoir une autre origine qu’un simple rythme de vie trop chargé. Un fonctionnement neuroatypique, TDAH, TSA ou haut potentiel HPI, longtemps compensé sans le savoir, peut donner exactement cette impression : ne jamais réussir à redescendre. Avec la périménopause, quand les hormones fluctuent, cette compensation pourrait devenir plus difficile à tenir, et l’épuisement du système nerveux plus visible.

Ce n’est qu’une piste, pas une conclusion. Le diagnostic relève du médecin. Mon travail, c’est ce qui se met en place au quotidien : le rythme, le souffle, la régulation du système nerveux. C’est l’objet de l’exploration des fonctionnements neuroatypiques de l’adulte.

À lire aussi

→ Pourquoi je n’arrive pas à me reposer, même en vacances
→ Quand le corps dit stop : comment écouter sa fatigue
→ Stress chronique, cerveau et respiration : le Pr Pencalet

Prenez soin de vous,
Amélie

Cet article ne remplace pas un avis médical.


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