Périménopause et ménopause

Accompagnement thérapeutique à Paris 16 et en visio.
On vous a dit que c’était normal. Que ça allait passer. Que c’était l’âge.
Vous avez peut-être fait une prise de sang, et tout était normal. Vous avez peut-être entendu parler de dépression, de stress, de surmenage.
Et vous, vous savez que quelque chose a changé, sans arriver à le nommer.

Ce n’est pas que des bouffées de chaleur

Dans l’imaginaire collectif, la ménopause se résume à deux choses : l’arrêt des règles et les bouffées de chaleur.
C’est cette croyance qui vous empêche de reconnaître ce que vous traversez. Les bouffées de chaleur ne concernent qu’une partie des femmes, et beaucoup n’en ont jamais.
Pendant ce temps, l’anxiété, les réveils nocturnes, la perte de mémoire, les douleurs articulaires, les palpitations ou l’effondrement de la tolérance au stress s’installent sans que personne ne les relie aux hormones.
Résultat : on cherche du côté de la dépression, du burn-out, de la thyroïde.
Parfois pendant des années. Vous n’avez pas besoin d’avoir des bouffées de chaleur pour être en périménopause.
Et vous n’avez pas besoin que vos règles se soient arrêtées non plus.

Chronologie des étapes de la ménopause en France

Quand cela commence, et dans quel ordre

En France, l’âge médian de la ménopause est de 51 ans, avec une fourchette de 45 à 55 ans pour la grande majorité des femmes. La ménopause n’est confirmée qu’après douze mois consécutifs sans règles. La périménopause, elle, commence bien avant. Elle dure en moyenne quatre à cinq ans, et peut s’étendre sur dix ans chez certaines femmes. Les premiers symptômes apparaissent le plus souvent autour de 47 ans, parfois dès la fin de la trentaine.

Sources : ameli.fr, Assurance Maladie. Inserm et HAS pour l’âge médian.

Et cela ne commence pas par les bouffées de chaleur

La transition se fait en deux temps, dans un ordre qui explique beaucoup de choses.

Premier temps

la progestérone baisse. C’est elle qui chute la première. Les cycles se raccourcissent, le syndrome prémenstruel s’intensifie, les règles deviennent plus abondantes. Comme la progestérone soutient le sommeil et l’apaisement, sa baisse se traduit souvent par de l’anxiété, des réveils nocturnes, une irritabilité nouvelle et des seins tendus. À ce stade, la plupart des femmes ne pensent pas une seconde à la périménopause : elles ont encore leurs règles, régulièrement.

Second temps

les œstrogènes deviennent instables, puis baissent. L’ovulation se raréfie, les cycles s’allongent, et apparaissent alors les signes que tout le monde connaît : bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, sécheresse, fatigue profonde. Mais aussi le brouillard mental, la mémoire qui flanche et la tolérance au stress qui s’effondre. Entre les deux, il n’y a pas une pente régulière. Il y a du chaos : des cycles courts puis longs, des phases de trop d’œstrogènes et des phases de pas assez. C’est cette instabilité, plus que le niveau lui-même, qui déstabilise le corps et le système nerveux.

Ce que vous traversez

Vous vous reconnaissez peut-être ici :

  • Un sommeil qui se fragmente
    Vous vous endormez, puis vous vous réveillez à trois heures et le mental repart
  • Une fatigue qui ne cède plus au repos, y compris après une nuit correcte
  • Une irritabilité nouvelle, des réactions disproportionnées, l’impression de ne plus vous reconnaître
  • Une anxiété qui apparaît alors que vous n’en aviez jamais eu
  • Le mot qui ne vient pas, le fil de la phrase qui se perd, la peur de perdre la tête
  • Une tolérance au stress et au bruit qui s’effondre, alors que vous encaissiez tout jusque-là
  • Un syndrome prémenstruel bien plus marqué qu’avant, des seins tendus, des règles plus abondantes
  • Des cycles qui se raccourcissent, puis qui s’allongent et deviennent imprévisibles
  • Des douleurs articulaires, des palpitations, des bouffées de chaleur
  • Une digestion, un poids, une peau qui changent sans que rien n’ait changé dans vos habitudes
  • Le sentiment que votre vie, tenue jusque-là à force d’organisation, se met à vaciller

Pourquoi on ne vous a pas prise au sérieux

Il y a plusieurs raisons, et aucune ne tient à vous. Le dosage sanguin est peu fiable pendant cette période.
Comme les niveaux fluctuent d’un jour à l’autre, un résultat pris à un moment donné peut être parfaitement normal alors que vous traversez une phase d’instabilité majeure. Une prise de sang normale ne signifie donc pas que vous allez bien. Les symptômes ne ressemblent pas à ce que l’on associe spontanément à la ménopause, comme nous venons du voir. Ils sont donc régulièrement lus comme une dépression, un burn-out ou une thyroïde.
Enfin, la périménopause arrive souvent au moment le plus dense d’une vie : des adolescents à la maison, des parents qui vieillissent, une carrière à son maximum.
Tout le monde, vous comprise, met la fatigue sur le compte des circonstances.

Le lien avec un fonctionnement neuroatypique

Certaines femmes ne traversent pas seulement une transition hormonale. Elles découvrent, à cette occasion, un fonctionnement qu’elles n’avaient jamais identifié.
Les œstrogènes influencent la transmission dopaminergique et noradrénergique, celle qui soutient l’attention, la mémoire de travail et la régulation émotionnelle.
Quand ils deviennent instables, la marge dont dispose le cerveau pour compenser se réduit.
Une femme qui compensait depuis trente ans, sans le savoir, un fonctionnement neuroatypique voit alors cette compensation céder. Ce n’est pas une aggravation. C’est la fin d’une compensation. 

Et la recherche commence à le documenter

Une étude de cohorte publiée en 2025 dans European Psychiatry a comparé les symptômes de périménopause chez des femmes avec et sans TDAH.

Les résultats sont nets : plus de la moitié des femmes avec TDAH décrivent des symptômes invalidants, contre environ un tiers des autres.

Surtout, le pic de symptômes sévères survient entre 35 et 39 ans chez les femmes avec TDAH, contre 45 à 49 ans chez les autres. Les auteurs concluent à une entrée en périménopause pouvant survenir jusqu’à dix ans plus tôt.

Autrement dit : si vous avez un fonctionnement TDAH, identifié ou non, vous pouvez entrer en périménopause bien avant l’âge auquel on vous dira que c’est possible. Et la traverser plus difficilement.

Jakobsdóttir Smári U. et al., Perimenopausal symptoms in women with and without ADHD: a population-based cohort study. European Psychiatry, 2025;68(1):e133.

Du côté du trouble de l’autisme (TSA), une revue systématique publiée en 2025 rapporte que la transition ménopausique déstabilise fortement les stratégies d’adaptation construites au fil des années, avec un retentissement important sur le fonctionnement quotidien. Près de la totalité des personnes interrogées estimaient que les professionnels de santé ne comprenaient pas ce que l’autisme changeait à leur vécu de la ménopause.

Grant A. et al., Autism and the Menopause Transition: A Mixed-Methods Systematic Review, 2025.

Ce que je propose

Comprendre d’abord

Nous commençons par mettre des mots sur ce que vous traversez. Comprendre pourquoi votre sommeil se fragmente, pourquoi votre tolérance au stress a changé, pourquoi votre mémoire vous fait défaut, suffit déjà à faire tomber une grande partie de l’inquiétude. Vous n’êtes pas en train de perdre pied.

Lire votre terrain

J’examine ensuite votre constitution, votre digestion, votre sommeil, votre niveau d’énergie et l’état de votre système nerveux. Deux femmes du même âge, au même stade, ne vivent pas la même chose : c’est le terrain qui fait la différence, et c’est sur lui que nous pouvons agir.

Réguler le système nerveux

Un système nerveux déjà en tension supporte mal l’instabilité hormonale, et l’instabilité hormonale met le système nerveux en tension. C’est une boucle, et c’est le levier le plus rapide dont nous disposons. Régulation, respiration, récupération.

Ajuster ce qui est ajustable

Votre alimentation adaptée à votre profil, votre rythme de vie, votre activité physique, votre récupération, des compléments si nécessaire. Et des repères pour reconnaître vos propres signaux, avant qu’ils ne vous coûtent cher.

Ce qui se rejoue

Cette période remonte souvent autre chose : le rapport au corps, à la féminité, à la maternité accomplie ou non, aux parents qui vieillissent, à sa propre valeur quand la performance ne suffit plus. Ce travail-là a toute sa place, s’il est le vôtre. Vous repartez de chaque séance avec un plan applicable. Comprendre ne suffit pas à changer, c’est pourquoi il se passe toujours quelque chose de concret.

Ce que ce n’est pas

Je ne suis pas médecin.
Je ne pose aucun diagnostic, je ne prescris rien, et je n’évalue aucun traitement.
Le traitement hormonal de la ménopause relève de votre médecin, gynécologue ou généraliste, et de lui seul.
Mon travail n’est ni une alternative ni une opposition : beaucoup de mes clientes sont sous traitement hormonal et travaillent en parallèle leur terrain, leur système nerveux et leur récupération.
Les deux se complètent.
Si vous n’avez pas encore consulté pour ce que vous traversez, faites-le.
Un bilan médical reste indispensable pour écarter ce qui doit l’être, notamment du côté de la thyroïde et du fer.

Ce que je ne fais pas

Je ne prescris ni traitement hormonal, ni médicament, ni examen.

Je ne vous demanderai jamais d’interrompre ou de modifier un traitement en cours.

Cette décision appartient à votre médecin. Je n’interviens pas en situation de détresse importante.

Si c’est le cas aujourd’hui, adressez-vous d’abord à votre médecin.

Informations pratiques

Consultation d’une heure, en cabinet à Paris 16, métro Trocadéro, ou en visio. 120 euros. Selon votre situation, un accompagnement de 2 à 6 séances est généralement suffisant. 

Questions fréquentes

Peut-on être en périménopause sans bouffées de chaleur ?

Oui, et c’est très fréquent. Les bouffées de chaleur ne concernent qu’une partie des femmes. L’anxiété, les réveils nocturnes, la perte de mémoire, les douleurs articulaires ou l’effondrement de la tolérance au stress peuvent être les seuls signes présents.

Peut-on être en périménopause avec des règles régulières ?

Oui. La progestérone baisse en premier, souvent plusieurs années avant que les cycles ne deviennent franchement irréguliers. C’est pourquoi tant de femmes ne font pas le lien. 

À quel âge commence la périménopause ?

Les premiers symptômes apparaissent le plus souvent autour de 47 ans, parfois dès la fin de la trentaine. La périménopause dure en moyenne quatre à cinq ans, et jusqu’à dix ans chez certaines femmes. En France, l’âge médian de la ménopause est de 51 ans.

Ma prise de sang est normale, est-ce que cela veut dire que je vais bien ?

Pas nécessairement. Pendant la périménopause, les niveaux hormonaux fluctuent fortement d’un jour à l’autre. Un dosage isolé peut donc être normal alors que vous traversez une phase d’instabilité importante. C’est votre médecin qui interprète ces résultats, mais un chiffre normal n’invalide pas ce que vous ressentez.

On m’a dit que j’étais en dépression. Est-ce possible que ce soit autre chose ?

Les manifestations se ressemblent beaucoup : fatigue, troubles du sommeil, irritabilité, perte d’élan. Seul votre médecin peut faire la part des choses, et une dépression peut aussi exister à cette période. Mais lorsque le traitement ne produit pas les effets attendus, il vaut la peine d’explorer d’autres pistes avec lui.

Peut-on agir sans traitement hormonal ?

On peut agir sur beaucoup de choses : le sommeil, le terrain, l’alimentation, la régulation du système nerveux, le rythme de vie. Cela ne remplace pas un traitement hormonal lorsqu’il est indiqué, et ce n’est pas à moi d’en juger. Les deux approches se complètent bien.

Pourquoi ai-je l’impression de perdre la mémoire ?

Les œstrogènes soutiennent des circuits impliqués dans l’attention et la mémoire de travail. Leur instabilité peut donc affecter le mot qui ne vient pas ou le fil de la pensée qui se perd. C’est fréquent, souvent transitoire, et cela mérite d’être évoqué avec votre médecin.

Quel est le lien avec le TDAH ou l’hypersensibilité ?

Les variations hormonales réduisent la marge dont dispose le cerveau pour compenser. Une étude publiée en 2025 montre que les femmes avec TDAH présentent des symptômes de périménopause plus sévères et plus précoces, jusqu’à dix ans avant les autres. C’est l’un des motifs les plus fréquents de découverte tardive.

Combien de séances faut-il ?

De 2 à 6 selon votre situation, à votre rythme. Il n’y a pas de forfait ni d’engagement.