Exploration des fonctionnements neuroatypiques chez l’adulte
Haut potentiel HPI, TDAH, TSA. Paris 16 et visio.Vous avez toujours tenu. Et depuis quelque temps, ça ne tient plus.Vous avez peut-être consulté. On vous a parlé de dépression, de burn-out, de stress. Vous avez levé le pied, ou pas. Et quelque chose ne correspond toujours pas à ce que vous vivez de l’intérieur.
Ce qui se passe souvent
Certaines personnes traversent vingt ou trente ans avec une capacité d’adaptation devenue si automatique qu’elle en est invisible, y compris à leurs propres yeux. Elles compensent, elles anticipent, elles s’ajustent en permanence.
Cela fonctionne, tant que les ressources suivent.
Puis un deuil, une séparation, un burn-out ou de grandes variations hormonales font tomber cette compensation. Ce qui apparaît alors n’est pas seulement un épuisement. C’est parfois un fonctionnement neuroatypique qui n’avait jamais été identifié.
Beaucoup de personnes se savent hypersensibles. Peu savent que cette hypersensibilité peut être la partie visible d’un fonctionnement plus large.
Vous vous reconnaissez peut-être ici :
- Une hypersensibilité forte : au bruit, à la lumière, aux textures, aux ambiances, aux émotions des autres. Longtemps mise sur le compte du caractère.
- Une fatigue qui ne cède pas au repos, sans cause médicale retrouvée.
- L’impression de fournir en permanence un effort que les autres ne semblent pas fournir.
- Un cerveau qui ne s’arrête jamais. Le soir, quand tout se calme, l’activité mentale continue, les idées s’enchaînent, et l’endormissement devient un combat. Le sommeil s’en trouve durablement perturbé.
- Une sensation de vide après les séminaires, les week-ends en groupe, les vacances avec du monde. Même lorsque tout s’est bien passé, et sans comprendre pourquoi vous êtes à plat.
- Un contrôle permanent de votre image : ajuster votre ton, votre posture, vos expressions, refléter la personne en face pour que l’échange se passe bien. Un travail de tous les instants, que vous êtes seul·e à voir.
- Un diagnostic de dépression ou de burn-out qui ne rend pas compte de tout ce que vous vivez, et parfois un traitement qui ne produit pas les effets attendus.
Pourquoi personne ne l’a vu plus tôt
| Les critères sur lesquels reposent encore beaucoup de repères cliniques ont été construits à partir d’observations menées majoritairement sur des garçons. Une fille qui compense tôt, qui réussit à l’école, qui observe et imite, ne correspond à aucun de ces repères. Elle apprend à masquer. Le masking n’est pas une stratégie consciente : c’est une adaptation qui devient une seconde nature, et qui coûte une énergie considérable, invisible pour l’entourage comme pour elle-même. C’est pourquoi tant de femmes découvrent leur fonctionnement à quarante ou cinquante ans, souvent après leurs propres enfants. |
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Le lien hormonal, rarement interrogé
| Les œstrogènes influencent la transmission dopaminergique et noradrénergique, celle-là même qui soutient l’attention, la mémoire de travail et la régulation émotionnelle. Ce qui se joue est donc simple à comprendre. Lorsque les niveaux hormonaux chutent ou deviennent instables, après une naissance ou à l’entrée en périménopause, la marge dont dispose le cerveau pour compenser se réduit. Un fonctionnement tenu pendant des années peut alors devenir intenable en quelques mois. Ce n’est pas une aggravation. C’est la fin d’une compensation. Cette lecture reste peu explorée et je la formule comme une hypothèse de travail, pas comme une certitude. Mais elle change souvent radicalement la compréhension que les femmes ont de ce qui leur arrive. |
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Une exploration structurée de votre fonctionnement
Avant le premier rendez-vous
Je vous adresse par mail quatre questionnaires standardisés d’auto-évaluation : l’ASRS et la WURS-25 pour l’attention et l’impulsivité, la RAADS-R pour les traits autistiques, et la CAT-Q pour le camouflage social. Ce sont des outils de repérage, pas des tests diagnostiques : ils situent un fonctionnement et aident à formuler des hypothèses. Répondez-y spontanément, sans vous documenter au préalable. Une réponse préparée fausse le repérage, et c’est vous qui y perdez.
L’entretien d’exploration, deux heures
Nous retraçons votre histoire développementale, scolaire, professionnelle et relationnelle. Nous examinons votre fonctionnement sensoriel, attentionnel et émotionnel au quotidien, ainsi que l’axe hormonal. Nous reprenons ensemble ce que vous avez rempli en amont, en cherchant ce qui se joue derrière chaque réponse. Selon la densité de votre parcours, une heure supplémentaire peut être nécessaire.
Entre les deux rendez-vous
Je reprends l’ensemble des éléments recueillis et je rédige votre document d’exploration : votre fonctionnement, ce qui vous coûte, ce qui vous soutient, et les hypothèses qui mériteraient d’être explorées avec un médecin. Ce temps de travail n’est pas facturé.
La restitution, deux heures
Je vous remets ce document et nous le parcourons ensemble. La restitution n’est pas la remise d’un résultat : c’est déjau début du travail.
Ce que ce n’est pas
Ce travail n’est pas un diagnostic.
Le diagnostic relève du médecin, psychiatre ou neuropsychologue, et lui seul.
Ce que je fais est distinct et complémentaire : je décris un fonctionnement, j’en identifie les coûts et les ressources, et je formule des hypothèses.
Lorsque les éléments recueillis le justifient, je rédige un courrier d’orientation destiné à un psychiatre, qui lui fait gagner un temps considérable et vous évite de tout reprendre à zéro.
Beaucoup de personnes arrivent en consultation médicale sans savoir quoi dire, et repartent avec une réponse qui ne leur correspond pas.
Un document structuré change complètement cette conversation.
Ce qui change ensuite : la psychoéducation
Le premier effet est immédiat, et il tient à la compréhension elle-même. Passer de « je ne comprends pas pourquoi je réagis comme ça, je crois que quelque chose ne tourne pas rond chez moi » à « mon cerveau fonctionne de cette manière, et voilà pourquoi » change tout. Ce n’est pas une étiquette ni une consolation. C’est un point d’appui : on ne peut pas ajuster ce qu’on ne comprend pas. Beaucoup de personnes soufflent à ce moment-là.
Elles ne se vivent plus comme défaillantes, mais comme différemment configurées. Le travail se poursuit ensuite sur ce qui est ajustable :
Décoder votre fonctionnement au quotidien
Reconnaître le coût de la suradaptation, et savoir quand vous êtes en train du payer
Restaurer la confiance en soi, souvent abîmée par des années passées à se croire en défaut
Réguler votre système nerveux, qui a rarement eu l’occasion de redescendre
Comprendre l’axe hormonal, cycle, post-partum, périménopause, et ce qu’il change dans votre disponibilité attentionnelle
L’objectif n’est pas de vous réparer. Il est de vous rendre les ressources d’une vie qui vous coûte moins, où vous n’avez plus à vous suradapter en permanence.
Ce que je ne fais pas
Je n’accompagne pas les enfants ni les adolescents. L’exploration s’adresse aux adultes. Je ne pose aucun diagnostic et je ne prescris aucun traitement.
Je n’interviens pas en situation de crise aiguë.
Si vous traversez un moment de détresse importante, adressez-vous d’abord à votre médecin.
Si vous avez déjà un diagnostic posé, l’exploration reste possible et souvent utile.
Beaucoup de personnes repartent d’un rendez-vous avec un résultat et rien d’autre, sans savoir quoi en faire.
Or la psychoéducation suppose de connaître votre histoire et votre fonctionnement.
Dans ce cas, l’exploration est plus courte et sert de base au travail qui suit.
Informations pratiques
Deux rendez-vous de deux heures, parfois complétés d’une heure supplémentaire. 240 euros le rendez-vous, soit quatre à cinq heures au total. Le temps d’analyse et de rédaction n’est pas facturé. En cabinet à Paris 16, métro Trocadéro, ou en visio. Vous n’êtes pas obligé de commencer par l’exploration. Beaucoup de personnes font d’abord une consultation d’une heure à 120 euros, et nous décidons ensuite ensemble si ce parcours a du sens.
Questions fréquentes
Deux rendez-vous de deux heures, généralement espacés de deux à trois semaines, le temps que je rédige votre document.
Non. Le diagnostic relève du médecin. Je décris un fonctionnement et je formule des hypothèses, puis je vous oriente lorsque cela se justifie.
Oui, et c’est fréquent, en particulier chez les femmes. Une compensation efficace masque un fonctionnement pendant des décennies, jusqu’à ce qu’un événement de vie ou un changement hormonal la fasse céder.
Les variations hormonales réduisent la marge dont dispose le cerveau pour compenser. Beaucoup de femmes décrivent une aggravation brutale de l’attention, de la mémoire et de la tolérance sensorielle à cette période.
C’est une situation que je rencontre souvent. Lorsqu’un fonctionnement neuroatypique ou un bouleversement hormonal est en jeu, la lecture dépressive ne couvre qu’une partie de ce qui se passe. Seul votre médecin peut réévaluer un traitement, mais une exploration peut lui apporter des éléments qu’il n’a pas.
Deux rendez-vous de deux heures, généralement espacés de deux à trois semaines, le temps que je rédige votre document.
Non. Vous réservez directement.
Il vous appartient. Vous pouvez le garder pour vous, le transmettre à votre médecin, ou l’utiliser comme base d’une demande de diagnostic auprès d’un psychiatre.