7 types de repos : pourquoi les vacances ne suffisent pas

Vous revenez de vacances plus fatiguée qu’avant ? Il existe 7 types de repos, et la plupart des vacances n’en offrent qu’un. Ce que cela dit de votre système nerveux, et trois questions à vous poser avant votre prochain repos.

Il y a quelque chose que j'observe chaque rentrée de septembre.

Des femmes qui reviennent de vacances épuisées. 

Pas juste fatiguées, vidées. Comme si elles avaient besoin de vacances pour récupérer de leurs vacances.

Et quand je leur demande ce qui s'est passé, c'est toujours la même chose.

Elles ont tout organisé. Tout géré. Tout anticipé. Et une fois sur place elles ont continué. 

Les enfants, les repas, les messages, parfois même le business en arrière-plan.

Le corps était allongé sur un transat.

Le système nerveux, lui, était encore au bureau.

Un système nerveux encore au bureau

Ce que je vois décrit un système nerveux qui n’a pas eu l’espace de compléter ses boucles de stress.

Ce n'est pas un problème de discipline ou de déconnexion.

C'est un problème d'état intérieur.

Tant que le système nerveux est en mode survie, même sous le soleil, même avec un verre à la main, il ne se régule pas. Il surveille. Il anticipe. Il tient.

Les 7 types de repos

Le repos n'est pas un état. C'est plusieurs états.

Le Dr Saundra Dalton-Smith a identifié 7 types de repos distincts. Ce qui m'intéresse ici, c'est ce que ça dit du système nerveux.

Le repos physique : le corps récupère.

Le repos mental : le cerveau lâche le mode multitâche.

Le repos sensoriel : le système nerveux sort de la surcharge.

Le repos émotionnel : on arrête de porter les émotions des autres.

Le repos social : on s'autorise la solitude sans culpabilité.

Le repos créatif : on crée sans enjeu de performance.

Le repos spirituel : on se relie à quelque chose de plus grand que soi.

La plupart des vacances n'offrent qu'un seul de ces repos : le physique. Et encore.

Ce que j'observe en cabinet : les femmes qui reviennent vraiment ressourcées sont celles qui ont eu accès au repos sensoriel, émotionnel et créatif. Pas celles qui ont coché la plus belle destination ou fait les plus belles photos de famille.

Ce que les neurosciences ajoutent

Quand le cerveau se pose vraiment, il entre dans ce qu'on appelle le Default Mode Network. Un réseau qui s'active uniquement dans le vide, le silence, l'absence de stimulation.

C'est là que naissent les meilleures idées. Que les problèmes non résolus se débloquent. Que la créativité refait surface.

Mais ce réseau ne s'active pas si le système nerveux est encore en alerte.

Ce n'est pas une question de temps libre. C'est une question d'état.

Trois questions avant votre prochain repos

Trois questions simples à poser avant votre prochain repos, pas pour l'optimiser, mais pour l'habiter vraiment :

Contexte : Mon système nerveux sait-il qu'il a la permission de se poser ? Ou est-ce que j'attends de "mériter" le repos ?

Choix : Ai-je organisé des conditions qui permettent réellement de lâcher, ou est-ce que je reproduis la même charge dans un autre décor ?

Connexion : Suis-je connectée à moi-même pendant ces vacances, ou seulement disponible pour les autres ?

Ces trois questions sont au cœur de ce que j'enseigne. Parce que sans elles, le repos reste une idée. Pas une expérience.

Et si cette fatigue venait d’un fonctionnement ?

Chez certaines femmes que j’accompagne, ce système nerveux qui ne se pose jamais, même en vacances, pourrait tenir à un fonctionnement neuroatypique, TDAH, TSA ou haut potentiel HPI, compensé depuis des décennies sans le savoir. Compenser demande de l’énergie, tous les jours. Avec la périménopause, quand les hormones fluctuent, cette dépense pourrait devenir plus lourde encore.

Ce n’est qu’une piste. Le diagnostic relève du médecin. Mon travail, c’est le quotidien : le rythme, le souffle, la régulation du système nerveux. C’est l’objet de l’exploration des fonctionnements neuroatypiques de l’adulte.

Pour commencer à réguler votre état intérieur, à votre rythme, avec des breathwork, deux programmes en autonomie : TRANSFORMATION, pour retrouver clarté, énergie et alignement, et EN VIE, pour se reconnecter à soi et sortir du mode survie.

Le breathwork ne convient pas à tout le monde : il est déconseillé pendant la grossesse, en cas d’épilepsie, de troubles cardiovasculaires, d’hypertension non contrôlée, de glaucome, d’antécédents psychiatriques lourds ou de chirurgie récente. En cas de doute, demandez l’avis de votre médecin.

Prenez soin de vous,

Amélie

À lire aussi : Pourquoi je n’arrive pas à me reposer, même en vacances, Fatigue nerveuse : toujours fatiguée malgré le sommeil, Charge mentale : comment s’en sortir en passant par le corps, et les pages la dette d’adaptation et la périménopause.


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