Colère refoulée : ce que la violence de mon père m'a appris
Colère refoulée, violence intériorisée : pendant des années, j'ai enfermé une part de moi que je jugeais chez mon père. Voici comment un travail de rééquilibrage cognitif et émotionnel a changé ma relation à la colère, et à mon histoire.
J'ai eu un père avec beaucoup de violence intérieure. Pas une violence exprimée vers les autres. Une violence intériorisée, contenue, qui serrait les dents.
Une colère refoulée depuis l'enfance
Depuis l'enfance, je me suis construite en rejet total de cette part-là.
Je ne m'autorisais pas la violence. Je l'avais tellement jugée, tellement rejetée, que je l'enfermais complètement.
Mais ce que j'enfermais ne disparaissait pas. Ça s'accumulait. Et ça faisait l'effet d'une cocotte-minute. Quand ça explosait, ça explosait fort. Et après, je m'en voulais.
Je culpabilisais. Je me jugeais encore plus. Le cercle vicieux.
Mais aujourd'hui, je peux vous écrire ceci :
Je suis reconnaissante d'avoir eu le père que j'ai eu.
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C'est en partie grâce à lui si je suis la thérapeute que je suis.
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La maman que je suis.
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La femme que je suis.
Je n'ai pas eu besoin de lui pardonner. J'ai rééquilibré ma perception sur la violence.
Et j'ai compris que ce n'était pas mon père que je jugeais.
C'était moi.
J'ai fait le travail de rééquilibrage.
Et aujourd'hui, je m'autorise la violence quand elle est nécessaire.
J'ai fait la paix avec ça. Je suis libre de naviguer entre douceur et fermeté, sans me sentir enfermée d'un côté et propulsée de l'autre.
Ce pas en avant, cette liberté que j'ai trouvée, a été possible grâce à une seule chose : Un travail d'équilibrage cognitif et émotionnel.
J'ai simplement travaillé sur moi.
Sur mes perceptions.
Quels ont été les avantages pour moi d'avoir un père avec cette violence intérieure ?
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→ N'est-ce pas grâce à lui que j'ai développé cette douceur envers ceux que j'aime ?
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→ N'est-ce pas grâce à lui que j'ai eu cette vocation pour le soin, pour aider les autres ?
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→ N'est-ce pas grâce à lui que je suis devenue une mère attentive et attentionnée ?
Et sans cette violence ?
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→ Ne serais-je pas allée chercher la violence ailleurs ?
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→ Me serais-je mise en danger ?
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→ Serais-je devenue une adulte naïve qui fait trop confiance ?
Alors pour tout ça, je suis reconnaissante.
Et j'embrasse mon histoire telle qu'elle est.
Le rééquilibrage cognitif et émotionnel, ce n'est pas du pardon.
Ce n'est pas de la résignation.
Ce n'est pas tout accepter ou tout laisser passer.
C'est se libérer de ce qu'on juge et de ce qu'on rejette.
Pour retrouver la paix. Et la liberté d'agir depuis un endroit stable. Pas enfermé dans un côté. Pas propulsé dans l'autre.
Libre de naviguer.
Rééquilibrage émotionnel : sur quoi il peut se pratiquer
Cet outil peut se pratiquer sur :
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→ Un rapport difficile à un parent ou toute autre personne
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→ Une peur à libérer
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→ La charge émotionnelle liée à un événement difficile
Pour retrouver la paix, et la liberté d'agir depuis un endroit stable et serein.
Aujourd'hui, cet outil fait partie intégrante de mes accompagnements.
C'est un pilier essentiel de la Formation professionnelle Innessence®.
Un outil qui permet aux élèves de se transformer profondément.
En équilibrant les sujets qui les empêchent d'avancer depuis des années.
Puis d'offrir la même transformation à leurs clients.
Se former au rééquilibrage cognitif et émotionnel
Parce que si vous voulez vraiment vous former à cette méthode, si vous voulez apprendre à devenir le praticien que vos clients sentent stable, ancré, présent, vous devez d'abord l'expérimenter sur vous.
La Formation professionnelle Innessence® se déroule sur douze mois, en deux temps, avec deux certifications.
Pour aller plus loin : la mémoire du corps, quand la douleur est aussi émotionnelle, le besoin de tout contrôler et perfectionnisme ou compensation.
Prenez soin de vous,
Amélie
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